Hier soir sur Arté était diffusée l'adaptation filmée du Voyage au Centre de la Terre de Jules Vernes : un film éponyme de 1960 réalisé par Henry Levin. Il me semble que le parallèle avec le film d'animation Nausicaa (1984 - et aussi bien sur le manga originel) de Miyazaki n'a pas été relevé. Il y a notamment ces plans qui semblent calqués l'un sur l'autre où l'on voit l'expédition du professeur Lindenbrook, joué par James Mason, tomber dans des racines encerclées de sable volatile, et ces décors souterrains aux couleurs chatoyantes, ces mers intérieurs, et les lézards géants, faut-il y voir des précurseurs des Omus ? On connaît bien entendu les souces d'influence européennes du cinéaste japonais, reste à en analyser précisément les aboutissements. Le goût du dépaysement, la vielle Europe jouant comme exotisme du côté japonais, l'ancien monde des navigateurs intrépides (auquel a succédé l'ère des calculs), le voyage initiatique, les civilisations disparues, la gestion d'un groupe par un leader charismatique, les créatures démesurées... autant de notions qui lient profondément Jules Vernes à Miyazaki.

Voyage au Centre de la Terre

Trois nominations à l'Oscar
En 1960, Le Voyage au centre de la Terre fut nommé dans les catégories suivantes lors de la cérémonie des Oscars : Meilleurs décors, Meilleurs effets spéciaux et Meilleur son.

Un paléontologue de renom
Afin de rendre le plus authentique possible les gigantesques stégosaures du film, la production a fait appel au professeur R. Anderson, paléontologue renommé basé au Nouveau-Mexique. Un spécialiste dont l'expérience a été très bénéfique dans l'élaboration de ces créatures réalisées à partir de véritables lézards et grossies à l'aide de lunettes optiques.

Source : Allociné