Bonjour,
Après la première journée du 14 Octobre dernier , riche en débats , le CERAP
vous invite à la 2e journée du Colloque international “L’ART EST
L’ENTREPRISE” les 14 & 21 Octobre prochain à l’Amphithéâtre oury à la
Sorbonne.
Ce colloque international s'intéresse au rapport qui se noue depuis peu entre
l’art et l’entreprise. Il a pour vocation de faire apparaître les différents
facteurs qui tendent à influencer la création de certains artistes à l’heure où
l’art devient une économie florissante et un vecteur de communication pour
l’entreprise. Réunis pour la première fois à Paris, les spécialistes
internationaux de la question analyseront ces phénomènes de mutation de
l’activité artistique qui entraînent l’artiste sur le terrain de l’entreprise.
Les personnalités présentes remettront en question le rôle trop souvent
« décoratif » de l'art contemporain et rendront compte de postures
artistiques à vocation critique. Dans ce contexte précis, l'entreprise fera
parfois oeuvre. La ligne de recherche du CERAP « Art et flux », en
partenariat avec la Biennale de Paris, a invité majoritairement les artistes
les plus représentatifs de la scène internationale des entreprises dites
« critiques ». Artistes, universitaires et chefs d’entreprises venus de
plus de 11 pays, se succéderont tour à tour pour esquisser les enjeux de la
mutation actuelle. 20 invités viendront participer à ce colloque sur 2
jours.
Amphithéâtre de Gestion Oury
Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne
17, rue de la sorbonne
75005 PARIS
Métro : Cluny La Sorbonne
RER : Luxembourg, St Michel
9h- 19h
En parallèle à la 15ème Biennale de Paris ce mois-ci à Paris et à l’étranger,
et au Colloque, l’exposition NON CONVENTIONNEL réunira un ensemble de projets
exclusifs internationaux : 5 Workshop, un cycle de vidéoconférences
internationales en direct avec CLOSING TIME, et 6 conférences et débats seront
proposés du 9 au 31 Octobre.
PROGRAMME DU COLLOQUE et de L’EXPOSITION : http://www.artetflux.tk/
Comité d’organisation: Yann Toma & Mélanie Perrier
La ligne de recherche ART ET FLUX du CERAP (Centre d’études et de recherche en
Arts Plastiques)
de l’UFR d’Art et Sciences de l’Art de l’Université Paris 1
Panthéon-Sorbonne
21 OCTOBRE 2006
9 h 30 :« Artiste et Manager, les nouveaux alliés ? »
Hélène Mugnier, conseil art-entreprise
http://artbusiness.typepad.com/
10h 00 : « OUEST-LUMIERE, producteur et distributeur d’énergie
»
Arnaud Dartois, intelligence du réseau, Agnès Combes, projet P Dominique Babin,
S.A.M.M.E. et Ann Massal, stratège
L'entreprise Ouest-Lumière existe depuis 1905. Réactivée en 1991 (rachat du nom
et de la marque à l'INPI), elle est aujourd'hui dirigée par Yann Toma, son
Président à vie. Elle est composée de membres Fondateurs (10 membres), d'un
Comité Exécutif (12 membres), d'actionnaires (157 membres), d'agents (90
membres) et d'abonnés (100 000 membres). Quatre actionnaires et directeurs de
services témoignent de leur activité au sein de cette entreprise.
www.ouest-lumiere.org
10h 30 : « IBK, L’¦uvre d’art et le respect de sa clientèle »
Corinne Nicolai (IBK)
(IBK) INTERNATIONAL BENJAMIN'S KIT IBK repose sur un concept simple et
efficace : l'art à la portée de la plupart et entre les mains de tous.
L’achat d’oeuvres d’art est le plus souvent réservé à une minorité de gens
aisés. Dès le départ, IBK a voulu changer cela en se rangeant du côté du plus
grand nombre. IBK vous propose des oeuvres d'art faciles d’accès, synthèses
organiques des différents courants picturaux du 20e siècle. Peu encombrantes,
elles répondent aussi le plus précisément aux exigences relationnelles de l’art
contemporain. Des oeuvres qui activent tout à la fois un lien à l’histoire de
l’art et s’inscrivent au centre des préoccupations de la création contemporaine
sont donc possibles : les Peintures en Kit en sont la preuve. IBK permet à
chacun d'entre vous d'éprouver le plaisir de la réalisation artistique tout en
tenant compte du contexte économique et critique. www.ibk.fr
11h 00 : « O.S.T.S.A., vendre ses heures de travail »
Olivier Stévenart, Technicien de surface et Ambassadeur.
« Ce que je montre c’est ce que je fais pour gagner ma vie ; c’est
une force de travail mise en vente. Je peux proposer à quelqu’un de faire une
installation chez lui mais c’est moi qui choisis ce que j’y fais. Je vends mes
heures de travail. Pour l’instant, je ne fais que montrer ce que je produit.
Mon travail est vendable à quelqu’un qui l’achèterait comme on achète un
objet-même.(...) C’est pour moi juste un travail et c’est ce qui est important.
Je ne peux pas me sortir de cette dualité « Ouvrier-artiste ». Je voudrais
me faire payer en tant qu’ouvrier et artiste c’est à dire comme un ouvrier
devrait être payé : un salaire qui correspond à une force de travail, une
qualité, un horaire, sinon on est aliéné, pas payé comme il faut. Se répéter
n’est pas négatif, ça structure, ça fait avancer. »
11h 30 : DÉBAT – Modérateur Eric Mézan
Eric Mézan est fondateur et directeur de Art Process
13h 00 : Pause Déjeuner
14h 00 : « La créativité peut-elle nuire à l'entreprise ?»
Brigitte Rambaud & Siegfried D. Ceballos, directeurs de
l’atelierVISUALINGUISTIC
...visualise et stimule votre créativité... VISUALINGUISTIC créee des
visualisations avec des outils visualinguistiques. Les outils
visualinguistiques sont des techniques visuelles et conceptuelles. L'atelier de
visualinguistique propose le service spécial V-Construction : le
développement et la réalisation de votre propre outil visualinguistique. Le
client définit sa demande, son projet, ses intentions, ses attentes; il se
présente ou décrit son travail. Cela peut se faire par e-mail ou lors du
premier entretien. L’atelier de visualinguistique présente alors une sélection
d’outils visualinguistiques ainsi que le service V-Construction. Les outils
définitifs sont choisis et leurs modes d‘application sont définis en accord
avec le client. Les résultats de la collaboration sont présentés et commentés
lors du dernier entretien. Chaque étape de la procédure de participation est
orientée vers la demande du client et tous les résultats, sans exception, sont
toujours utiles au client, même si le caractère spécifique des outils, leur
capacité à surprendre et leur approche structurelle d’une réelle créativité
peuvent donner des résultats inattendus ou irritants.
www.visualinguistic.ch
14h 30 : « L’art comme produit dérivé »
Rose-Marie Barrientos, chargée de mission à l’ICOM
Issue de la pensée économique de l’artiste, l’entreprise artistique s’ancre
dans un réel, celui de la vraie entreprise. La structure centrale de notre
système économique inspire ainsi la mise en ¦uvre des entreprises artistiques,
leur fournissant les éléments qui, reformulés, constituent leur identité et
leur matière esthétique. Quels sont donc les “actifs stratégiques” d'une
structure qui dérive du modèle économique, faisant de l’entreprise une
extension de l’art ?
15h 00 : « La MREDEF, une fédération française des entreprises
critiques »
Sébastien Juy, porte parole de la MREDEF
« Il est temps de mettre l'entrepreneur au c¦ur de la société française.
La France des entreprises est la France qui investit, la France qui innove, la
France qui veut, la France des jeunes, la France qui gagne ! » -
Ernest-Antoine Seillière, président du MEDEF - Strasbourg, le 27 octobre 1998.
« Le tout est supérieur à la somme des parties. » Sébastien Juy,
porte parole de la MREDEF – Paris, le 18 janvier 2006. La MREDEF est une entité
provisoire dont l'inauguration n'a pas eu lieu. Elle est une part de ce qui
nous échappe et que l'on aimerait voir émerger. A travers son réseau
territorial et professionnel, la MREDEF n'assure pas la promotion des
entrepreneurs et de l'esprit d'entreprise dans notre pays et ne favorise pas
des vocations d’entrepreneurs, elle ne donne pas aux entrepreneurs la
possibilité de se faire entendre auprès des pouvoirs publics, des médias et du
grand public, elle n'offre pas d'informations et d'appuis aux entrepreneurs
dans tous les domaines touchant à la vie et au développement de leurs
entreprises, elle ne représente pas les entrepreneurs au sein des principales
instances économiques et sociales et ne contribue pas à construire avec les
partenaires sociaux un dialogue social adapté aux défis du XXI éme
siècle.
15h 30 : THAT'S PAINTING PRODUCTIONS : « Moins il y a à voir
plus il y a penser
Bernard Brunon, directeur de That’s Painting Productions
En radicalisant les propositions de BMPT et Support/Surface, j'ai poussé la
peinture en dehors des limites de la représentation, ce qui m'a amené, vers
1988-89 à faire de la peinture en bâtiment ma pratique artistique. That's
Painting Productions, une entreprise de peinture enregistrée au registre du
commerce du Harris County, au Texas, en 1989, propose à ses clients,
particuliers ou institutions, des services de peinture en bâtiment de haute
qualité et à des prix compétitifs. That's Painting emploie des ouvriers
qualifiés dont le nombre varie en fonction de la taille des chantiers.
16h 00 : ART + MANAGEMENT = INNOVATION DU XXIème SIECLE
Christian Mayeur, directeur d’Entrepart
17h 00 : « Travailler aux frontières de l'art, de la science
et de la communication. »
Frédéric BortolottiTM , Gosia Galas et P. Nicolas Ledoux
ULTRALAB
Cette intervention commencera par quelques éclairages sur la signification du
mot « entreprendre ». Ensuite elle présentera l’artiste et l’entrepreneur
comme figures d’émancipation à travers les siècles et travailleurs éminemment
libéraux. Après cette introduction, quelques défis du monde contemporain seront
énoncés, défis qui font de l’art la ressource la plus précieuse pour agir de
manière pertinente et efficiente. A partir de ces défis, il sera affirmé
pourquoi il est essentiel de désacraliser l’art et de lui rendre son utilité
cataclysmique, de renouer aussi le fil de la création et de la créativité
populaire, à l’instar de la création permanente de Robert Filliou. Quelques
exemples pragmatiques et des pistes concrètes pour que l’art en tant
qu’entreprise et les artistes en tant qu’entrepreneurs seront proposés. On
analysera comment certains entrepreneurs jouent un rôle social et politique qui
dépasse les postures et discours convenus ; rôle vital à l’heure où, comme
l’affirme Peter Sloterdijk, les humains « gâtent leur gâterie ». A cette
occasion il sera étudié en quoi les artistes peuvent et doivent aider les
entrepreneurs, privés et publics, à explorer les territoires actuels:
introduire l'imaginaire dans le quotidien, ouvrir la relation à l'Autre,
comprendre les formes de vie émergentes pour améliorer la performance
économique, sociale et culturelle de leurs organisations.
17h 30 : DÉBAT - Modératrice Valérie Da Costa
Valérie Da Costa est historienne de l'art
18h 00 : Fondation de la Fédération Internationale des Entreprises
Artistiques à vocation Critique (FIEC) 19h 00 : Clôture du colloque
Colloque présenté par le CERAP et la Biennale De Paris